Saint-Louis, ville d’histoire
Histoire d’une ville jeune
Les 3 lys des armoiries des rois de France ornent le blason de
Saint-Louis. Ces armoiries, créées vers 1901, inspirées des armoiries
royales, sont « d’azur à trois fleurs de lys posées deux et une » selon
l’expression consacrée par des héraldistes.
Trois, trois, trois…Trois lys à ses armoiries, trois siècles
d’existence, trois frontières, troisième ville du Haut-Rhin. Marquée par
le chiffre « trois », la ville de Saint-Louis est une ville jeune, par
son histoire mais aussi par l’âge de ses habitants. Les moins de 20 ans
représentent le quart de la population. Du fait de la proximité des
bassins d’emplois suisse et allemand, la part de la population active
est supérieure dans notre cité par rapport au reste du département.
Notons aussi que Saint-Louis est une ville mosaïque où se côtoient 75
nationalités.
Trois lys : rares sont les villes qui possèdent leur acte de naissance.
Notre cité a été officiellement créée le 28 novembre 1684, par une
ordonnance du roi Louis XIV, qui accorde le nom de « Saint-Louis » au
village de l’époque. C’est la raison pour laquelle les trois lys des
armoiries des rois de France ornent le blason de la ville de
Saint-Louis.
Trois siècles d’existence : c’est bien jeune pour une ville. De sa
création à la Révolution, le petit lieu-dit est annexé à la commune de
Village-Neuf. Le 22 octobre 1793, uni à Michelfelden, il obtient son
autonomie à condition de porter le nom révolutionnaire de « Bourglibre
». Après deux fusions successives réussies, (avec Bourgfelden en 1953 et
La Chaussée -aujourd’hui Neuweg- en 1958) le hameau est devenu la
troisième ville du Haut-Rhin, trois siècles plus tard avec 20 321
habitants.
Trois frontières : au carrefour des frontières avec l’Allemagne et la
Suisse, Saint-Louis n’a jamais craint de franchir les limites de son ban
communal. La ville est aujourd’hui le siège de l’Agglomération
Trinationale de Bâle (ATB). Allemands, Suisses et Français ont décidé
d’envisager ensemble le développement harmonieux de ce territoire
transfrontalier. Que de chemin parcouru en trois siècles pour un site
composé alors de quelques maisons de gardes de tabac, d’une ferme, d’une
chapelle, d’une maison de douane et d’un relais de poste aux chevaux !
Texte de l’ordonnance datée du 28 novembre 1684, donnée à Versailles
par le roi Louis XIV, enregistrée suivant l’arrêt du Conseil Souverain
d’Alsace du 10 avril 1685.
Sur ce plan de finage de 1760 (ancêtre du cadastre) représentant la
commune de Village-Neuf, apparaît le hameau de Saint-Louis qui en
dépendait jusqu’à la Révolution.
En savoir plus
Toute l’histoire de Saint-Louis dans l’ouvrage de Paul Bernard Munch «
Saint-Louis, Porte de France », (Éditions Coprur, 1995). « Saint-Louis
et ses environs au début du siècle » (Éditions du Rhin) et « De
Michelfelden à Saint-Louis en passant par Bourglibre,…émotions
d’artistes », d’Antoine Mislin(Imprimerie de Saint-Louis, 1999). Les
Archives municipales sont ouvertes au public tous les matins, du lundi
au vendredi, de 8 H 30 à 12 H 00.