Saint-Louis a bien changé… et changera encore
Il faut faire un gros effort de mémoire ou alors consulter les photographies aériennes des années 80 de Saint-Louis pour se souvenir de l’état originel de la Croisée des Lys et de la Zone d’Aménagement Concertée de l’Ancienne Gare. En moins de 20 ans, Saint-louis n’a cessé de se moderniser en se dotant d’équipement structurants : un nouvel hôtel de ville, la médiathèque Le Parnasse, le Théâtre et les cinémas de La Coupole dans un nouvel environnement urbain : la Croisée des Lys.
Saint-Louis doit néanmoins faire face à des contraintes peu courantes pour pouvoir se développer harmonieusement : une structure urbaine située principalement le long d’axes routiers, un ban communal étiré de 1 700 hectares et un tissu urbain à recomposer.
Articulé autour de trois quartiers (le centre, Bourgfelden et Neuweg), l’espace urbain subit les contraintes des servitudes publiques telles que l’EuroAirport, l’autoroute, la voie ferrée et les zones de captage en eau potable
La récupération des zones de gravières, la présence d’une réserve naturelle, le développement des synergies urbaines et des transports en commun avec le milieu urbain dense de Bâle, ouvrent des perspectives riches de développement de la partie française de l’agglomération trinationale, tout en respectant les fonctions résidentielles des quartiers.
Dans le cadre du nouveau Plan Local d’Urbanisme (le PLU qui remplace l’ancien Plan d’Occupation des Sols), Saint-Louis a établi, avec l’Association Départementale d’Aménagement et d’Urbanisme du Haut-Rhin (l’ADAUHR) un diagnostic territorial, afin de mettre tous les atouts de son côté pour dessiner la cité du troisième millénaire.
Elle fait appel à un architecte-urbaniste de renommée internationale, Jean-Michel Wilmotte, pour poursuivre sa recomposition urbaine. Saint-Louis fera battre le cœur de la partie française de cette agglomération.