MANIÈRE(S) D'EN RIRE

Ciné-club 2020-2021 (dixième saison !)

(Monte là-dessus, de Fred Newmeyer et Sam Taylor (1923), avec Harold Lloyd, directeur de la photographie Walter Lundin)

Neuf séances d'octobre à mai.
Cinéma La Coupole - Tarif unique : 6 €

   

Le ciné-club est proposé par le service des affaires culturelles de la ville de Saint-Louis, en partenariat avec le cinéma La Coupole.

 

Chaque séance est présentée par Stéphane Valdenaire, attaché culturel. Les films sont projetés en version originale sous-titrée.       

 

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Manière(s) d’en rire…

Si tout le monde rit, il y a autant de manières de concevoir la comédie que d’individus, d’imaginaires, de cultures. Le ciné-club 2020-21 n’épuisera pas, heureusement, cette matière, mais il veut proposer quelques œuvres à la fois fortes et drôles qui, derrière leur sourire, sont autant de visions du monde et des êtres qui l’habitent, avec détachement ou ténacité.

 

 

Séance de rattrapage : Projection-débat John McEnroe, l’empire de la perfection, de Julien Faraut (2018) - Jeudi 1er octobre à 20 h 30

À partir de séquences spectaculaires tournées en 1984-1985, ce montage virtuose est une analyse totale, à la fois technique et psychologique, d’un grand champion au sommet de son art, notamment lors de la dramatique finale de Roland Garros 1984. Le film est aussi le portrait d’un homme au paroxysme de son rapport difficile au monde médiatique, à l’autorité, et dont les démons servent paradoxalement l’envie d’atteindre la « perfection ».

Avec John McEnroe, Ivan Lendl, et la voix de Mathieu Amalric.

Projection suivie d’un débat en compagnie de Vincent Santorsola, moniteur diplômé d’État au tennis club de Saint-Louis, qui a suivi de nombreux jeunes joueurs de haut niveau.

 

 

 

Séance d'ouverture : Victor Victoria, de Blake Edwards (1982)

Samedi 10 octobre à 18 h

En proie à la faim, et dégoûtée de ne pas trouver d’engagement à la hauteur de son talent, une chanteuse lyrique décide de se faire passer pour un homme jouant un numéro de travesti. Blake Edwards a repris un sujet allemand de 1933 pour en faire une comédie de mœurs musicale au style à la fois élégant et burlesque.

 

Dans le cadre du mois du film documentaire, projection–rencontre

Tout le Cabaret alsacien (enfin presque tout !)

REPORTÉ Jeudi 5 novembre à 20 h, au Caveau

Dans une enquête initiatique et décalée, le réalisateur Gabriel Goubet emporte le spectateur à travers l’univers jubilatoire du cabaret satirique alsacien. Au fil de ses pérégrinations, il croise celles et ceux qui font le cabaret d’aujourd’hui. Suivi d’une rencontre avec le réalisateur Gabriel Goubet et Christian Hahn, animateur-producteur, réalisateur télé, chanteur, acteur et metteur en scène, animée par Auguste Vonville.

Dans le cadre de la saison culturelle au Caveau : gratuit sur réservation au 03 89 69 52 23 ou par mail à resa.culture@ville-saint-louis.fr

 

 

 

Au loin s’en vont les nuages, d’Aki Kaurismäki (1996)

ANNULÉ   Samedi 7 novembre à 18 h

En Finlande, un couple doit affronter un double licenciement et tente de rebondir… Le sujet aurait pu être celui d’un drame, mais grâce à leur force de caractère, les personnages parviennent à nous faire rire. Portés par la rigueur et la poésie de l’univers d’Aki Kaurismäki, ils acheminent le film, de catastrophe en catastrophe, vers un improbable happy ending.

 

 

Ciné-concert avec Thierry Kauffmann et Claire Litzler

Monte là-dessus, de Fred Newmeyer et Sam Taylor (1923)

REPORTÉ  Samedi 12 décembre à 18 h

 

Pour impressionner sa fiancée, un jeune campagnard ambitieux cherche par tous les moyens à conquérir une position dans la grande ville. Il finira au sommet d’un immeuble, dans l’une des scènes les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Comique à l’optimisme forcené, Harold Lloyd impose au film son mouvement permanent et enchaîne les trouvailles mémorables. Le film sera accompagné par une composition originale, pour vents et percussions, jouée en direct.

 

Les Simpsons, le film, de David Silverman (2007)

Jeudi 14 janvier à 20 h 30

La famille Simpson, si américaine, si exceptionnelle aussi, sort de sa routine pour conjurer une prédiction sinistre révélée au grand-père. Et si le cochon qu’Homer a gagné devait apporter la ruine du foyer et de la ville de Springfield tout entière ? Saga exceptionnelle par sa prolixité et son acuité, la série trouve un aboutissement dans ce film satirique qui remâche à belles dents l’imaginaire américain.

 

 

Sourires d’une nuit d’été, d’Ingmar Bergman (1955)

Samedi 13 mars à 18 h

Le respectable avocat Egerman tente de conserver l’amour de sa jeune femme tout en résistant aux assauts de son ancienne maîtresse, laquelle intrigue avec la femme de son amant du moment, etc. Ingmar Bergman était un maître de la comédie : il instille son goût de l’introspection et donne de la vérité aux personnages de ce marivaudage suédois, avec l’aide d’acteurs qui étonnent par l’ampleur de leur registre.

 

 

Bancs publics (Versailles, rive droite), de Bruno Podalydès (2009)

Jeudi 8 avril à 20 h 30

Un matin, trois employées de bureau découvrent une banderole avec l’inscription « Homme seul » sur l’immeuble d’en face. C’est le début d’une vertigineuse suite de rencontres et de catastrophes. Avec le plus beau casting du cinéma français des années 2000 (d’Arditi à Vuillermoz en passant par Deneuve), Bruno Podalydès tisse une comédie de caractères où chaque personnage se révèle, proche ou inattendu, face aux autres.

 

 

 

 

Ginger et Fred, de Federico Fellini (1986)

 Samedi 22 mai à 18 h

 

50 ans après, Amelia et Pippo acceptent de reformer leur célèbre duo « Ginger et Fred »  le temps d’une émission de télévision qui leur réserve bien des surprises, mais aussi d’inoubliables retrouvailles. Federico Fellini, derrière sa satire féroce et désopilante de la télévision, conserve toute sa capacité à rêver et à créer des personnages comiques profondément originaux.