HÉROS / ANTI-HÉROS

Ciné-club 2019-2020

Neuf séances de septembre à juin.
Cinéma La Coupole - Tarif unique : 6 €

   

Le ciné-club est proposé par le service culturel de la ville de Saint-Louis, en partenariat avec le cinéma La Coupole.

 

Chaque séance est présentée par Stéphane Valdenaire, attaché culturel.       

 

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Héros / Anti-héros

Les super-héros ont accompli un retour spectaculaire dans le cinéma contemporain. Ils sont cependant revenus bardés de complexes, de failles, de doutes. L’aura d’un personnage serait-elle indissociable de sa part d’ombre ? Cette saison du ciné-club montrera des héros dont l’endroit et l’envers se complètent ou s’annulent. Elle proposera aussi des visions critiques, celles d’un monde dont les héros peuvent être éphémères, faux, ou simplement absents. Enfin, elle rappellera que le cinéma a le pouvoir d’ériger en sujet épique toute matière, y compris le film lui-même.

 

Ouverture : Johnny Guitar, de Nicholas Ray (1954) - Samedi 28 septembre à 18 h

Vienna, femme indépendante, tient un saloon et tente, en attendant le chemin de fer, de résister aux assauts des grands propriétaires terriens et de sa rivale de toujours. Johnny Guitar, son ancien amant, revient dans la région. Nicholas Ray s’est emparé de la mythologie du western et la retourne, remettant les sentiments au cœur de l’action et livrant un film au romantisme violent.

Avec Joan Crawford, Sterling Hayden , Mercedes McCambridge.

 

 

 

 

 

Dans le cadre du mois du film documentaire, projection–rencontre

C’est pour la vie, de Laurent Boileau - Mardi 5 novembre à 20 h au Caveau

Ils sont onze, âgés de 23 à 42 ans, à vivre en autonomie au cœur d’une résidence de la ville d’Arras. Ils sont, par bien des aspects des héros de leur propre vie, une vie que l’on peut qualifier de normale. Leur particularité ? Posséder un chromosome en plus. Ce film très positif dévoile leurs regards poignants sur la vie, la trisomie 21, et leur intégration dans la société. Ils nous prouvent qu’une vie est possible en milieu ordinaire.

Projection et rencontre avec le réalisateur et Marino Borgogno, directeur de l’AFAPEI de Bartenheim.

Entrée libre sur réservation au 03 89 69 52 23 ou par mail à resa.culture@ville-saint-louis.fr 

Regarder la bande-annonce du film en suivant ce lien.

 

Macbeth, de Roman Polanski (1971) - Jeudi 21 novembre à 20 h 30

Un soir de victoire, trois sorcières prédisent au guerrier Macbeth qu’il sera roi. Poussé par sa femme, il va tout faire pour parvenir à son but. Du chef-d’œuvre de Shakespeare, Roman Polanski a fait un poème sombre et nerveux, dans une Écosse archaïque, et où les voix intérieures se mêlent aux discours et aux regards.

Avec Jon Finch et Francesca Annis.

 

 

Vérités et mensonges, d’Orson Welles (1973) - Samedi 7 décembre à 18 h

Orson Welles, héros de son propre cinéma, se fait magicien-charlatan et présente, entre deux tours d’illusionniste, une galerie de personnages baroques, allant de Picasso à Howard Hughes en passant par un étonnant faussaire. F for fake (titre original prémonitoire) est un montage époustouflant et plein d’humour qui prouve que le « dernier » Welles n’avait rien perdu de sa verve.

Avec Orson Welles, Oja Kodar, Elmyr de Hory.

 

 

La vengeance de Kriemhild (Les Nibelungen – II) de Fritz Lang (1924) - Samedi 18 janvier à 18 h 

Kriemhild, princesse burgonde, a perdu son époux Siegfried, assassiné après un complot familial. En liberté surveillée, elle entrevoit dans son mariage avec Etzel, roi des Huns, la possibilité d’accomplir enfin sa vengeance. Fritz Lang a composé pour l’écran une tragédie hiératique et d’une grande intensité à partir du deuxième volet de la chanson des Nibelungen. Il y montre l’héroïsme et le code de l’honneur dans leurs plus cruelles conséquences.

Avec Margarete Schön, Rudolf Klein-Rogge.

 

 

L’intendant Sansho, de Kenji Mizoguchi (1954) - Samedi 7 mars à 18 h

Un jeune homme et sa sœur sont enlevés et éduqués par un cruel seigneur, l’intendant Sansho. Ils vont tenter de lui échapper et de retrouver à la fois leur assise morale et leur mère. Au sein d’une époque qui prisait les fresques historiques et leurs figures fortes, Kenji Mizoguchi a choisi de se placer au côté des humbles et de leur héroïsme, tantôt pathétique, tantôt grandiose.

Avec Yoshiaki Hanayagi et  Kyko Kagawa

 

 

Deux ou trois choses que je sais d’elle, de Jean-Luc Godard (1967) - Samedi 4 avril à 18 h

Jean-Luc Godard accomplit une nouvelle volte-face et conçoit un film dont les héros et les perspectives sont multiples. Elle, c’est Marina Vlady, Anny Duperey, c’est aussi la banlieue parisienne, la prostitution, la France… C’est enfin la liberté d’un cinéma en chantier, qui donne à voir ses échafaudages mais aussi ses grands projets à venir.

 

 

Allemagne année zéro, de Roberto Rossellini (1948) - Samedi 16 mai à 18 h

Dans un pays qui se réveille en ruines après la chute de ses faux héros, un adolescent perdu, Edmund, cherche à comprendre et à agir, au milieu de figures d’adultes ambivalentes. Après Rome et l’Italie, Roberto Rossellini saisit une Allemagne inoubliable et s’interroge sur une enfance ballottée entre l’innocence et une terrible lucidité. Un film aux images inoubliables.

Avec Edmund Meschke

 

 

John McEnroe, l’empire de la perfection, de Julien Faraut (2018) - Jeudi 4 juin à 20 h 30

À partir de séquences tournées en 1984-1985, un montage virtuose qui est une analyse totale, à la fois technique et psychologique, d’un grand champion au sommet de son art, notamment lors de la dramatique finale de Roland Garros 1984. Le film est aussi le portrait d’un homme au paroxysme de son rapport difficile au monde médiatique, à l’autorité, et dont les démons servent paradoxalement l’envie d’atteindre la « perfection ».

Avec John McEnroe, Ivan Lendl, Mathieu Amalric.