Ciné-club

un cercle bleu un cercle jaune

À CONTRE-COURANT - la saison 2022-23

Neuf séances de septembre à juin.
Cinéma La Coupole - Tarif unique : 6 €

Le ciné-club est proposé par le service des affaires culturelles de la ville de Saint-Louis, en partenariat avec le cinéma La Coupole. Chaque séance est présentée par Stéphane Valdenaire, attaché culturel.

Les films sont projetés en version originale sous-titrée.

 

À contre-courant

La 11e saison du ciné-club partira à la rencontre de personnages forts, qui prennent leur époque à bras le corps et mettent à l’épreuve du temps les convictions d’un moment. Rebelles ou déphasés, ils nous offrent une autre lecture du monde, à contre-courant. Les cinéastes qui s’y attachent nous font épouser leur point de vue et nous conduisent, au bout du chemin, au bout du souvenir, jusqu’au vertige.

 

 

 

Ouverture

L’une chante, l’autre pas, d’Agnès Varda (1977)

 

Samedi 24 septembre à 18 h

Le film suit quinze années de la vie de deux amies aussi soudées que dissemblables, Pomme et Suzanne. Entre la France et l’Iran, elles affrontent ensemble les questions de leur temps, comme l’avortement, la lutte pour l’égalité, les rapports entre les sexes, illustrant le lien profond entre l’intime et le public.  

Entre comédie dramatique, film historique et comédie musicale, le film marque par sa liberté de ton et la chaleur de sa description des personnages.

 

 

 

 

Via Alpina, de Matthieu Chambaud

L’envers du chemin. Une aventure, une enquête, une quête ?

Projection et rencontre, dans le cadre du Mois du film documentaire

Jeudi 17 novembre à 20 h à l’Hôtel de ville

Loin de l’agitation de la vie moderne, qu’apporte l’itinérance en montagne ?

Matthieu, accompagnateur en montagne, réitère son expérience du voyage au long cours avec la Via Alpina qui représente la traversée intégrale de l’arc alpin de Trieste à Monaco, à travers 8 pays. Au fil de son parcours et des témoignages des randonneurs rencontrés, c’est tout un univers qui se dévoile. On découvre que loin d’être simplement une activité physique dans un décor de rêve, marcher en montagne peut surtout devenir un outil pour décrypter notre mode de vie sous un nouveau regard.

La projection de film (55 mn) sera suivie de la rencontre avec Matthieu Chambaud, le réalisateur du film et un responsable du Club Vosgien.

 

Entrée libre sur réservation au 03 89 69 52 23 ou par mail à cette adresse.

 

 

 

Voyage au début du monde, de Manoel de Oliveira (1997)

 

Samedi 26 novembre à 18 h

Manoel, cinéaste, retourne sur les traces de sa jeunesse au Portugal et dialogue avec trois amis complices et malicieux. Pour l’un d’eux, Français aux origines portugaises, c’est aussi un voyage dans l’inconnu.

Dernier film du grand Mastroianni, porté par une photographie très sensible, ce Voyage au début du monde livre avec la fraîcheur de l’enfance des sensations et des émotions intenses, au cœur du sentiment d’exister.

 

 

 

L’évangile selon saint Matthieu, de Pier Paolo Pasolini (1964)

 

Samedi 10 décembre à 18 h

Le film se veut une illustration fidèle du texte de Matthieu. Il présente un Jésus épris de vérité, à la fois ferme et plein d’humanité. Pasolini a pris soin d’éviter la lourdeur des reconstitutions historiques, en tournant son film en Italie, au plus près de la terre et des gens du peuple.

Dans cette œuvre qui a la poésie fragile d’un documentaire, la grâce sans fard des visages et des gestes éblouit chaque plan.

Une conférence présentera le film et son contexte au Caveau le mardi 6 décembre.

 

 
 

 

Apocalypse now, de Francis Ford Coppola (1979)

 

Jeudi 2 février à 20 h

Alors que le conflit du Vietnam s’enlise, le capitaine Willard est envoyé à la frontière avec le Cambodge pour s’infiltrer dans le camp du colonel Kurtz, qu’on dit devenu fou.

Au fil d’une remontée périlleuse d’un fleuve, il plonge dans l’absurdité et les dérèglements du théâtre de la guerre. Bien au-delà d’un film de genre, Coppola livre une œuvre à la fois spectaculaire et très intérieure, où sensations et réflexions sont inextricablement liées.  

La version présentée sera le montage restauré et approuvé par le réalisateur.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

 

 

 

   

 

Fidelio, l’odyssée d’Alice, de Lucie Borleteau (2014)

et D-Iva, de Christophe Jarosz

 

Samedi 4 mars à 18 h

Jeune mécanicienne éprise de liberté et de vérité, Alice retrouve au poste de commandant d’un cargo l’homme qu’elle avait aimé jadis. Elle doit remplacer un marin mort de façon mystérieuse, dont elle a trouvé le journal intime.

Enquête amoureuse et existentielle, le film est un portrait en mouvement, à l’image de son personnage, libre, ouvert à des sentiments changeants, et chargé de poésie.

 

 

 

 

En avant-programme : présentation, en présence du réalisateur Christophe Jarosz, du court métrage D-Iva. Ou comment une idole cherche à secouer le joug de son image publique.

 

 

Pickpocket, de Robert Bresson (1959)

 

Samedi 1er avril à 18 h

Michel, jeune homme secret, est pickpocket par passion et par révolte. Pris entre sa mère malade et Jacques, son unique ami, il n’ose pas se confier à la belle Jeanne. Le commissaire du quartier s’intéresse à lui, tout comme le chef d’un gang de voleurs.

D’une intrigue simple, Robert Bresson a fait un film d’une intensité prodigieuse, qui saisit l’essence des gestes et des regards pour sonder la part secrète des êtres.

 

 

 

Xiao Wu, artisan pickpocket, de Jia Zhangke (1999)

 

Samedi 6 mai à 18 h

Le jeune Xiao Wu végète et vit de menus larcins. Victime autant que coupable, il essaie avant tout de trouver sa voie, alors que l’étau se resserre. À travers un personnage de voleur évoquant celui d’ À bout de souffle, un portrait de la Chine contemporaine et de ses contradictions.

Le grand Jia Zhangke s’est fait connaître en Occident avec ce film nerveux, hommage chinois au cinéma européen.

 

https://mubi.com/fr/films/pickpocket/trailer

 

 

Ciné-concert - La terre, d’Alexandre Dovjenko (1930)

 

Jeudi 8 juin à 20 h 30

Dans un village d’Ukraine, une famille de paysans se prépare à la transition avec la disparition du grand-père. La mécanisation va tout changer, tout comme l’irruption de l’amour.

Ode à la terre et aux traditions ukrainiennes, pris entre le passé et l’idéologie collectiviste soviétique, l’œuvre du grand Dovjenko a parfois été qualifiée de « plus beau film du monde. » Sur une musique originale de Jérôme Fohrer (contrebasse) et Fabrice Bez (accordéon).

 

 

 

Saisons passées du ciné-club

Saison 2016-2017 : Mondes parallèles

Saison 2019-2020 : Héros / anti-héros

Saison 2021-2022 : Manière(s) d’en rire